Janvier 2008
:
Exposition
au Centre de Culture et d'Animation de La Madeleine
sur les thèmes
:
« Prague » et « Scènes de vie d'Europe de l'Est »
De Gdansk à Bucarest,
l'Europe de l'Est est riche d'une vie où se
mêlent traditions et modernités,
richesse et pauvreté,
une vie où le quotidien a gardé beaucoup de simplicité.
Cette Europe est habitée par une population slave,
latine et tzigane
unique et bigarrée.
A travers des scènes de la vie quotidienne,
prises bien souvent sur
le vif au détour d'une rue,
c'est cette Europe qui m'attire tant que
je veux montrer ici,
tellement plus variée que ce que l'on imagine
tant qu'on ne l'a pas rencontrée.
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Août 2007
:
« Cracovie, scènes de vie »
Cracovie,
ma ville de coeur, m'attire à chaque nouveau séjour
en Pologne.
Elle change et pas toujours en bien.
Mais elle dispose toujours de cette
vie riche et variée qui fait aussi sa réputation.
Ces quelques
scènes de vie volées au coeur du mois d'août 2007 en témoignent.
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JUIN 2007 :
« Madagascar, l’atelier de réinsertion
de Soavimbahoaka »
Arlette
Rabao habite avec ses 5 fils dans le quartier un peu excentré de
Soavimbahoaka à Antananarivo.
Son mari est parti il y a 4 ans travailler
comme maçon dans la région d’Ambatondrazaka, à une
centaine de kilomètres au nord de la capitale.
Depuis il n’a
pas donné de nouvelle ni envoyé d’argent et n’est
jamais revenu.
Arlette loue sa toute petite maison composée d’une pièce
unique de moins de 10 m² pour 75 000 Fmg (environ 6 euros) par mois.
Pour réunir cette modeste somme, elle est obligée de cumuler
deux travails :
la lessive et surtout la broderie.
Après le départ de son mari, elle est venue demander de l’aide
au centre de travail social Soa Marie Adélaïde. Elle y a rencontré Angeline,
assistante sociale.
Celle-ci a étudié la situation de la
jeune femme et, avec Marjorie qui dirige ce centre, a pris la décision
de la former à la broderie et de lui donner du travail...
Depuis
1987, l'atelier de réinsertion pour femmes en détresse
de Soavimbaohaka enseigne la broderie aux femmes dans le besoin afin de
leur assurer un revenu correct et une indépendance financière.
Depuis le mois de septembre 2006, un projet de « caisse » a été mis
en place. Lorsqu’elle reçoit son salaire,
chaque brodeuse
peut décider d’en laisser 10 % dans la caisse.
L’argent
collecté sera reversé à la fin de l’année.
Si la femme ne touche pas à l’argent ainsi placé jusqu’au
mois de juillet, l’atelier lui versera une somme équivalente à celle économisée.
Ainsi le centre Soa Marie Adélaïde peut se targuer d’être
la seule « banque » de Madagascar à proposer un taux
d’intérêt de 100 % !
Ce projet a été mis
en place dans le but d’améliorer les conditions de vie de
ces femmes mais aussi pour les motiver et les aider à se projeter
dans l’avenir.
Dans un pays où la vie ne tient souvent qu’à un
fil, ce n’est pas superflu !
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Juillet
- Août 2006 :
« Roumanie
des villes, Roumanie des champs »
Alors ça
y est. Je pousse enfin plus loin ma rencontre avec l'Europe de l'Est.
Dans quelques heures je serai en Roumanie : un
tampon de plus
sur le passeport,
une langue inconnue, des paysages jamais vus et un nouveau
peuple avec qui lier connaissance...
Me
voici donc à Bucarest.
Avant d'y arriver, je n'ai comme images
de la Roumanie que les orphelinats vus à la télévision à la
fin des années 90 et le boulevard de l'Union aboutissant à la
Maison du Peuple pris en exemple pour nous enseigner l'architecture soviétique.
Mes a priori vont vite tomber et je vais découvrir ici bien d'autres
choses.
Bucarest n'est pas qu'une succession d'avenues rectilignes bordées
d'immeubles gris. On y trouve aussi de petites ruelles anciennes avec des
maisons à balcon, certes en mauvais état, mais encore pleines
de charme.
Au détour de ces rues, on tombe encore souvent sur une
petite église orthodoxe, aussi belle de l'extérieur que de
l'intérieur.
Bien sûr, la période communiste est passée par là :
rejetant la religion et ce type d'habitat individuel, elle les a encerclés
d'énormes bâtiments qu'il faut donc contourner pour accéder
au « vieux Bucarest ».
Cela ne le rend que plus précieux.
Petites Tziganes, marchande de pastèque, joueurs d'échecs,
et aussi immeubles, robes de mariée, cierges de prière passent
devant mon objectif.
Plus
tard une nouvelle nuit de train me dépose dans un petit village
des Maramures. Région montagneuse du nord de la Roumanie aux allures
de conte de fées.
Ici les vieilles dames portent toujours le foulard et même parfois
les chaussures traditionnelles, les gens fauchent les champs à la
main, le foin est ramené sur des charrettes à cheval, il
y a des chèvres, des moutons et des bébés cochons
dans les rues...
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Septembre 2003 - septembre 2007
« Kazimierz, le quartier juif de Cracovie »
Cracovie
abritait avant la seconde guerre mondiale un quartier juif
correspondant au
modèle traditionnel du ghetto.
La communauté juive est
arrivée dès le 12ème siècle à Kazimierz,
s'y est installée et y a prospéré avec plus ou moins
de facilité.
Le quartier vivait en autonomie et à l'écart
du reste de la ville.
A la veille de la dernière guerre,
les Juifs
représentent une part conséquente de la population et jouent
un rôle prépondérant dans la vie économique
et culturelle de Cracovie.
La communauté sera décimée
par la barbarie nazie.
Après la guerre, les logements de Kazimierz sont transformés
en habitat social.
Le quartier reste isolé du reste de la ville
mais cette fois ce n'est plus pour des questions de religion.
C'est le
quartier pauvre de la ville, soi-disant dangereux et à éviter.
Depuis quelques années, une nouvelle population a pris possession
de Kazimierz,
une population plus jeune, plus riche.
De nombreux cafés
et restaurants ont ouvert.
Décoration, musique et repas s'inspirent
du folklore juif.
Un festival met également la culture juive à l'honneur
tous les étés.
La communauté juive de Cracovie s'affaiblit peu à peu
mais entre folklore et embourgeoisement, une culture plus ou moins
virtuelle
subsiste.
Elle attire les touristes de plus en plus nombreux mais aussi
les Cracoviens qui redécouvrent ce quartier aux allures de village
extraordinairement séduisant.
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